Comment fonctionne le test 64 Types : items, calcul des scores, normes et cas limites

Par l’équipe 64 Types · Mis à jour le 18 octobre 2026 · 7 min de lecture · 15 sources évaluées par des pairs

Le test 64 Types mesure six traits de personnalité à l’aide de 62 questions de recherche du domaine public, convertit le score de chaque trait en percentile par rapport à environ 20 000 réponses réelles, et attribue une lettre pour chaque trait selon que tu te situes au-dessus ou en dessous de la médiane. Quatre lettres correspondent aux échelles familières E/I, N/S, F/T et J/P, mesurées comme des traits des Big Five.[1][2] Deux lettres supplémentaires ajoutent les traits qu’un type à quatre lettres laisse de côté : la stabilité émotionnelle (C/R) et l’Honnêteté-Humilité (M/A).[3] Tout trait situé à moins de 10 points de percentile de la médiane est signalé comme limite, et nous te montrons le code que tu pourrais obtenir à la place.

Cette page explique chaque étape, pour que tu puisses juger le résultat par toi-même.

Les six lettres

Un code 64 Types ressemble à INTJ-CM : quatre lettres familières, un trait d’union, puis deux nouvelles lettres. Chaque position correspond à un trait.

PositionTraitPôle hautPôle bas
1ExtraversionE · ExtravertiI · Introverti
2Ouverture / IntellectN · ImaginatifS · Pratique
3AgréabilitéF · BienveillantT · Direct
4ConscienciositéJ · OrganiséP · Flexible
5Stabilité émotionnelleC · SereinR · Sensible
6Honnêteté-HumilitéM · ModesteA · Ambitieux

La correspondance des quatre premières positions suit les recherches montrant que les échelles E/I, S/N, T/F et J/P du MBTI sont corrélées respectivement à l’Extraversion, à l’Ouverture, à l’Agréabilité et à la Conscienciosité des Big Five.[2] La stabilité émotionnelle est le trait des Big Five qu’aucune échelle du MBTI ne saisit,[2] et l’Honnêteté-Humilité est le sixième facteur du modèle HEXACO.[4] Six lettres à deux pôles donnent 2⁶ = 64 types. Voir Big Five ou MBTI et Honnêteté-Humilité.

D’où viennent les 62 questions

Tous les items proviennent de l’International Personality Item Pool (IPIP), une collection du domaine public que chacun peut utiliser à n’importe quelle fin, y compris commerciale :

  • 50 items sont les marqueurs des cinq facteurs des Big Five de l’IPIP, élaborés par Lewis Goldberg, à raison de 10 par trait, pour l’Extraversion, l’Ouverture, l’Agréabilité, la Conscienciosité et la Stabilité émotionnelle.[1]
  • 12 items proviennent des échelles d’Honnêteté-Humilité de l’IPIP-HEXACO, trois pour chaque facette : Sincérité, Équité, Désintérêt pour l’argent et Modestie.[3] Nous avons retenu, pour chaque facette, les trois items ayant les plus fortes corrélations item-total corrigées dans un jeu de données public de 22 782 réponses.

Tu évalues chaque affirmation, comme « Je suis toujours préparé(e) » ou « Je m’inquiète à propos de choses », selon qu’elle te décrit bien ou non, de 1 (très inexact) à 5 (très exact). La moitié des items (31 sur 62) sont inversés : juger exacte « Je laisse traîner mes affaires » fait baisser ton score de Conscienciosité. Alterner les sens réduit l’effet de la tendance à tout juger exact.

Étape par étape : des réponses aux percentiles

  1. Inverser. Pour les items inversés, une réponse de 5 devient 1, 4 devient 2, et ainsi de suite.
  2. Faire la moyenne. Ton score brut sur chaque trait est la moyenne de ses items, de 1 à 5.
  3. Comparer à de vraies personnes. Le score brut est situé dans la distribution de l’échantillon normatif. Nous enregistrons les percentiles de chaque trait de 0 à 100 et interpolons entre eux : ton résultat est donc le pourcentage de l’échantillon normatif qui obtient un score inférieur au tien.
  4. Attribuer la lettre. À partir du 50e percentile, tu obtiens la lettre du pôle haut (par exemple E) ; en dessous, tu obtiens la lettre du pôle bas (I).
  5. Signaler les cas limites. Si ton percentile se situe à moins de 10 points de 50 (entre le 40e et le 60e), le trait est marqué comme limite et nous te montrons le code alternatif avec cette lettre inversée.

Le calcul se fait entièrement dans ton navigateur. Tes réponses ne sont pas envoyées à un serveur (voir notre page sur la confidentialité).

Pourquoi des percentiles plutôt que des scores bruts

Les scores bruts sont trompeurs, car les gens n’utilisent pas l’échelle de la même façon selon les traits. Dans nos données normatives, le score moyen d’Agréabilité est de 3,85 sur 5, alors que le score moyen d’Extraversion est de 3,01. Résultat : un même score brut a des significations très différentes :

Le même score brut de 3,8 sur deux traits (données normatives de 64 Types)
TraitScore brutPercentile approximatifLettre
Extraversion3,8environ 78eE (nettement)
Agréabilité3,8environ 42eT (limite)

Sans normes, 3,8 paraîtrait « élevé » sur les deux traits. Avec les normes, c’est nettement extraverti, mais légèrement en dessous de la moyenne en Agréabilité.

Les échantillons normatifs et leurs limites

Les percentiles des Big Five proviennent d’un jeu de données public d’Open Psychometrics portant sur 19 718 volontaires en ligne ayant répondu aux mêmes 50 items IPIP. Les percentiles d’Honnêteté-Humilité proviennent d’un jeu de données public IPIP-HEXACO de 22 782 réponses, recueillies sur une échelle en 7 points et ramenées linéairement à notre échelle en 5 points. Les deux ont été collectés vers 2012.

Statistiques normatives (échelle de 1 à 5)
TraitItemsN normatifFidélité (α)MoyenneÉcart-type
Extraversion1019 7180,893,010,92
Ouverture / Intellect1019 7180,793,910,63
Agréabilité1019 7180,833,850,72
Conscienciosité1019 7180,813,350,73
Stabilité émotionnelle1019 7180,872,900,86
Honnêteté-Humilité1222 7820,823,390,70

La fidélité (α de Cronbach) va de 0,79 à 0,89, ce qui est bon pour des échelles de recherche courtes. La principale limite tient à l’échantillon : des volontaires en ligne, plutôt jeunes (âge médian d’environ 22 ans) et anglophones. Ton percentile veut dire « par rapport aux personnes qui passent des tests de personnalité en ligne », et non « par rapport à tout le monde sur Terre ». Nous prévoyons de recalculer les normes à partir de nos propres utilisateurs et de publier les résultats.

Les cas limites : la partie honnête du résultat

Les scores de traits de personnalité sont centrés : la plupart des gens sont près du milieu, et les distributions ne sont pas divisées en deux camps.[5][2] Toute personne proche de la médiane peut obtenir une autre lettre un autre jour, simplement à cause de l’erreur de mesure normale. C’est la principale raison pour laquelle les types à quatre lettres « changent » au retest.[6]

Au lieu de le cacher, nous le montrons. Si ta Conscienciosité est au 55e percentile, tu verras ton code, un marqueur « limite » sur le J, et le code que tu aurais avec un P à la place. Lis le percentile, pas seulement la lettre. Par définition, 20 % des gens se situent dans la zone 40–60 sur un trait donné : il est donc normal d’avoir une ou deux lettres limites.

Conseil pratique

Si tu as une lettre limite, lis les deux pages de type. Par exemple, un ENFJ-CM limite devrait aussi lire ENFP-CM. Les traits sur lesquels tu es nettement haut ou bas sont ceux qui te décrivent le mieux.

D’où vient le contenu des profils

Les 16 noms de base (comme Le Stratège pour INTJ) et les quatre variantes (Serein et sincère, Serein et ambitieux, Sensible et sincère, Sensible et ambitieux) sont nos propres descriptions. Tout ce que nous disons sur le travail, les relations, les amitiés et le bien-être repose sur des recherches au niveau des traits et est sourcé sur chaque page de type, les lignes sans citation étant clairement présentées comme des conseils pratiques. Les suggestions de métiers s’appuient sur les liens méta-analytiques entre personnalité et intérêts professionnels.[7]

Nous n’utilisons pas les « fonctions cognitives », car elles manquent d’appui empirique.[2] Nous ne produisons pas non plus de pourcentages de compatibilité, car la ressemblance de personnalité explique très peu la satisfaction en couple.[8] Notre outil de comparaison montre plutôt les différences.

Le Rapport approfondi optionnel : 29 facettes

Chaque trait des Big Five se compose de facettes plus étroites, et deux personnes ayant le même code peuvent différer en profondeur. Le test approfondi optionnel utilise 116 items de l’IPIP-NEO-120, du domaine public, qui mesure 30 facettes avec quatre items chacune.[9] Nous laissons de côté la facette Libéralisme, car ses items portent sur le vote pour des candidats progressistes ou conservateurs. Les percentiles proviennent du jeu de données public de Johnson, qui compte 410 376 réponses complètes et où la fidélité des facettes va d’environ 0,66 à 0,88, moins que pour les traits globaux car chaque facette n’a que quatre items.

Le Rapport approfondi coûte 7,99 $ sur le web ; tes cinq facettes les plus marquantes sont affichées gratuitement. Il est utile si tu veux comprendre pourquoi tu as obtenu une lettre donnée, par exemple si une Stabilité émotionnelle basse vient de l’anxiété, de la colère ou de la déprime.

Ce que le test n’est pas

  • C’est une mesure par autoévaluation de la façon dont tu te vois. Les personnes qui te connaissent bien peuvent apporter des informations supplémentaires, surtout sur des traits évaluatifs comme l’intellect.[10][11]
  • Ce n’est ni un outil clinique ou diagnostique ni un instrument de recrutement. Les liens entre traits et résultats sont réels mais modestes.[12][13]
  • Ce n’est pas une étiquette figée. Les traits évoluent au fil de la vie et avec un effort délibéré.[14][15]

Questions fréquentes

Combien de temps dure le test 64 Types ?

Environ 8 minutes pour 62 questions. Aucune inscription n’est nécessaire, et le calcul se fait dans ton navigateur.

Le test 64 Types est-il gratuit ?

Oui. Le test principal et ton résultat complet sur six traits sont gratuits. Le Rapport approfondi optionnel en 29 facettes coûte 7,99 $, et tes cinq facettes les plus marquantes sont affichées gratuitement.

Que veut dire « limite » dans mon résultat ?

Ton percentile sur ce trait se situe entre 40 et 60 : tu es donc proche de la moyenne et tu pourrais obtenir l’autre lettre en refaisant le test. Les scores s’accumulent près du milieu, c’est pourquoi c’est fréquent.[5]

64 Types a-t-il un lien avec la Myers-Briggs Company ou 16Personalities ?

Non. 64 Types utilise des items IPIP du domaine public et ses propres descriptions. Il n’a aucun lien avec la Myers-Briggs Company, 16Personalities ni les auteurs du HEXACO-PI-R.

Références

  1. Goldberg, L. R. (1992). The development of markers for the Big-Five factor structure. Psychological Assessment, 4(1), 26–42.
  2. McCrae, R. R., & Costa, P. T. (1989). Reinterpreting the Myers-Briggs Type Indicator from the perspective of the five-factor model of personality. Journal of Personality, 57(1), 17–40.
  3. Ashton, M. C., Lee, K., & Goldberg, L. R. (2007). The IPIP–HEXACO scales: An alternative, public-domain measure of the personality constructs in the HEXACO model. Personality and Individual Differences, 42(8), 1515–1526.
  4. Ashton, M. C., & Lee, K. (2007). Empirical, theoretical, and practical advantages of the HEXACO model of personality structure. Personality and Social Psychology Review, 11(2), 150–166.
  5. Bess, T. L., & Harvey, R. J. (2002). Bimodal score distributions and the Myers-Briggs Type Indicator: Fact or artifact? Journal of Personality Assessment, 78(1), 176–186.
  6. Pittenger, D. J. (2005). Cautionary comments regarding the Myers-Briggs Type Indicator. Consulting Psychology Journal: Practice and Research, 57(3), 210–221.
  7. Larson, L. M., Rottinghaus, P. J., & Borgen, F. H. (2002). Meta-analyses of Big Six interests and Big Five personality factors. Journal of Vocational Behavior, 61(2), 217–239.
  8. Dyrenforth, P. S., Kashy, D. A., Donnellan, M. B., & Lucas, R. E. (2010). Predicting relationship and life satisfaction from personality in nationally representative samples from three countries: The relative importance of actor, partner, and similarity effects. Journal of Personality and Social Psychology, 99(4), 690–702.
  9. Johnson, J. A. (2014). Measuring thirty facets of the Five Factor Model with a 120-item public domain inventory: Development of the IPIP-NEO-120. Journal of Research in Personality, 51, 78–89.
  10. Vazire, S. (2010). Who knows what about a person? The self–other knowledge asymmetry (SOKA) model. Journal of Personality and Social Psychology, 98(2), 281–300.
  11. Connelly, B. S., & Ones, D. S. (2010). An other perspective on personality: Meta-analytic integration of observers’ accuracy and predictive validity. Psychological Bulletin, 136(6), 1092–1122.
  12. Soto, C. J. (2019). How replicable are links between personality traits and consequential life outcomes? The Life Outcomes of Personality Replication Project. Psychological Science, 30(5), 711–727.
  13. Ozer, D. J., & Benet-Martínez, V. (2006). Personality and the prediction of consequential outcomes. Annual Review of Psychology, 57, 401–421.
  14. Roberts, B. W., Walton, K. E., & Viechtbauer, W. (2006). Patterns of mean-level change in personality traits across the life course: A meta-analysis of longitudinal studies. Psychological Bulletin, 132(1), 1–25.
  15. Roberts, B. W., Luo, J., Briley, D. A., Chow, P. I., Su, R., & Hill, P. L. (2017). A systematic review of personality trait change through intervention. Psychological Bulletin, 143(2), 117–141.

Comment nous rédigeons les guides : chaque affirmation issue de la recherche cite une source évaluée par des pairs, la taille des effets est rapportée telle qu’elle a été publiée, et les conseils qui vont au-delà des données sont présentés comme des conseils pratiques. Voir notre méthodologie. Tu as repéré une erreur ? Écris à [email protected].

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